A l’époque, les écoles spécialisées n’existaient pas au Maroc, il ne lui restait plus qu’à s’envoler pour Paris capitale de la mode et du bon goût afin de réaliser son rêve de jeune fille.
Elle s’est spécialisée dans la robe de marié une fois son cursus clôturé elle suivit plusieurs stages dans différentes maisons de coutures dont les doigts d’or confectionnent les plus belles robes de mariées. Parmi elles la maison « Rety », est sans doute celle qui l’a le plus marqué,
Là elle a commencé à travailler avec une clientèle haute gamme, elle était frappé par le style et l’organisation du travail il ne régnait aucune monotonie chaque robe était unique le travail était très diversifié.
En 1985, elle quitte paris pour Genève, et là aussi elle suit plusieurs stages, et elle travaille dans des maisons de haute couture spécialisées dans la robe de marié, et a pu exercer ses talents pour le plus grand plaisir des futures mariés, malgré une bonne ambiance de travail l’esprit créatif bouillonné en elle sans doute elle commençait à se sentir à l’étroit.
Son propre talent nécessitait sûrement d’autres modes ou néanmoins d’autres voix d’expression.
L’idée de cheminer seule, a donc naturellement surgit en elle, en 1995, elle crée donc son propre atelier à la frontière Franco-Suisse.
A sa grande surprise, des clients fortunés décident de lui rester fidèles et n’hésiter pas à lui rendre visite à son atelier.
C’est en 2002 qu’intervint un tournant majeur dans son destin, en effet une de ses sœurs l’incitait à venir découvrir l’événement « Caftan », Rendez-vous incontournable de la haute couture traditionnelle, l’éblouissement fût tel que ses yeux en pétillent encore,
L’idée d’adapter ses modèles de robes aux styles beldi s’impose alors d’elle-même.
Pour ce faire, elle n’hésite pas à retourner sur les bancs de l’école afin de renouer avec les us et coutumes en matière de belli, c’est ainsi qu’elle fréquenta le collège la salle, le retour définitif est enclenché, mais c’est durant caftan 2003 qu’à véritablement lieu son baptême de feu.
Un défilé fort applaudi sur le thème romantique « autant en emporte le vent »
L’année suivante, elle était un peu plus audacieuse, puisque le thème était suffisamment suggestif « Quand la lingerie inspire le caftan » des parties du corps sont alors dénudés, épaules, buste, ventre… » L’influence des robres de mariée était bien présenté et le féminisme dans tout son éclat exulte « elle avoue qu’il s’agissait aussi d’une forme de rébellion, comme si la femme du XXIème siècle avait encore de nombreux carcans à abattre.
En 2005, son thème était « Les stars ne meurent jamais tant que leurs films existent » là, j’étais inspiré par les années 50 et 60.
Elle est Présidente Fondatrice de la Fédération de la Couture Traditionnelle Marocaine
Depuis juillet 2005.
Les années 2006, 2007,2008 et 2009 elle participe et organise à plusieurs défilés aussi bien au Maroc qu’à l’international,
En 2008 elle se consacre entièrement à la cause qui lui tenait tellement à cœur, créer une plateforme mode au Maroc appelée « Fashion Day » ou les créateurs marocains et internationaux puissent s’exprimer dans un même langage « la mode » permettant avec cette manifestation aux créateurs marocains de créer des marques marocaines « mode avec touche marocaine ». C’est chose faite : le 05 décembre 2009 à la Mamounia Marrakech.
Inspiration :
Elle éprouve un besoin irrésistible d’aller au bord de la mer pour s’inspirer.
D’ailleurs lorsqu’ elle résidait dans les deux capitales européennes, elle n’hésitait pas à s’envoler pour la côte d’azur afin de mieux s’imprégner.
Le mouvement de la silhouette d’une inconnue peut aussi lui donner une idée, alors elle lui laisse du temps pour mûrir.
Tous les jours, elle travaille un modèle, généralement les clientes viennent sans idées fixes, elle leur montre des prototypes elles essaient plusieurs modèles et elles arrivent finalement à s’entendre. Cela dit parfois, elle leur crée des modèles en propre.
Elle se sent mal, si elle ne réalise pas un nouveau caftan par mois.
Elle prend un énorme plaisir à créer pour l’homme aussi « elle n’a guère osé, mais elle s’est rattrapée l’année suivante, avec un style « Sultan » qui a beaucoup plu.
Elle travaille avec un chef d’atelier, un modéliste, 4 manuelles, un machiniste et dix maâllem où tradition et modernité s’acoquinent avec audace.
« Son atelier est une vraie pépinière de talents aguerris ».
Son styliste favori « Jean Paul Gaultier » pour ses mélanges de couleurs, il a travesti la femme, fourrure vieillies, colorées, dénaturées, il n’est pas conformiste, en somme « liberté dans la création »
Non elle ne regrette nullement son choix, au fait en créant pour la femme marocaine elle éprouve un énorme plaisir « c’est comme ce qu’elle a rêvé, voir la femme Marocaine habillée, belle, sensuelle, gracieuse, élégante »
Elle se sent épanouie et débordante de créativité depuis son retour au Maroc ;
« Il faut dynamiser l’artisan pour servir ce métier, où j’ai tout appris du mâallem, et je lui dois beaucoup ». C’est le mélange des deux cultures, ce mélange de richesse de couleurs vives au Maroc où on n’a pas mal à puiser encore dans nos cultures. dit Najia Abadi
Motivation
La mode c’est sa passion, son amour pour le traditionnel
Les étapes d’un modèle
La création, le moulage, le patronage, la coupe, le travail de l’artisan aussi donne un cachet unique à la tenue Marocaine, 6 personnes en effectif pour un caftan, on ne compte pas le travail de l’artisan, les mâallem du sfifa de la ceinture. La réalisation d’un caftan peut prendre entre15 jours et un mois
La valeur ajoutée est énorme grâce au travail de l’artisan que ce soit en dfira que broderies…
Elle aimerait faire partager sa culture ce que elle ressent
Techniques artisanales
Ca peut être bénéfique un maître maallem qu’on mettra dans un atelier, fera bénéficier de son savoir faire beaucoup de personnes.
Il ne faut pas que la technicité tue la tradition.
Elle favorise la mixité des 2 cultures les européens sont fascinés devant notre culture, elle c’est sa culture, elle est imprégnée, elle la comprend elle peut faire mixer les deux cultures dans le caftan, et son expérience en Europe a enrichi cette vision.
Jeune talent
Elle est naturelle spontanée, dynamique, elle a son style, couleurs vives ligne prés du corps évasée qui renvoi cette image de jeunes talent.